La bulle se dégonfle dans la Silicon Valley
Il ne faut pas être doté de dons divinatoires pour le constater: l'effet de la crise financière que traversent actuellement nos voisins américains commence à se faire sentir jusque dans la Silicon Valley. Car cette année, pour une première fois depuis l'éclatement de la fameuse bulle techno il y a un peu plus de cinq ans, on risque de voir disparaître davantage d'entreprises Web qu'on n'en verra apparaître. C'est une bonne occasion pour les startups de chez nous qui n'auront peut-être pas à connaître la même situation.
Les prévisions sont lugubres pour le secteur du Web, aux États-Unis, puisqu'il s'agit d'un secteur qui repose largement sur le financement en capital-risque ou, comme on peut le deviner à la lumière du jeu de coulisses qui a lieu entre Microsoft et Yahoo!, sur le jeu des fusions et acquisitions.
Or, comme le constate le LA Times ce matin, le financement en capital-risque est en baisse de 25 % en Californie, depuis janvier. Le Times cite en exemple six entreprises Web qui ont justement disparu ces dernières semaines, signe que la «bulle 2.0», si elle ne risque pas nécessairement d'éclater comme sa prédécesseure, commence néanmoins à se dégonfler un peu. Les fusions et acquisitions sont aussi moins nombreuses en ce début d'année.
C'est une nouvelle qui arrive à un drôle de moment, puisqu'ici, la dernière année a donné naissance à plusieurs projets d'entreprises Web qui devraient normalement voir le jour officiellement au fil des prochains mois (Praized, pour n'en citer qu'un seul). Et Montreal Startup vient tout juste d'annoncer qu'elle allait gérer un nouveau fonds de capital de prédémarrage de trois millions pour la région montréalaise.
Par ailleurs, un mouvement de masse semble se faire vers la mobilité informatique. La croissance dans ce secteur est plutôt encourageante, et si on combine cela avec la crainte des investisseurs (et des analystes: partout, on prédit que le nombre d'entreprises Web qui ferment leurs portes devraient être grand en 2008), on peut s'attendre à ce que le portrait des TIC se transforme, au fil des prochains mois, vers une logique davantage axée sur les télécoms et la portabilité, au détriment du Web 2.0 pur et dur (pour ainsi dire).



Vos commentaires
Publiez votre commentaire