Nouveaux opérateurs sans fil au Canada: et si ça faisait monter les prix?
Les enchères pour les nouveaux réseaux sans fil au Canada commencent cette semaine (pour ne pas dire aujourd'hui), mais ça pourrait durer longtemps, nous préviennent les acteurs du milieu. Entre temps, on apprend que le nombre de joueurs déclarés qui désirent toujours miser sur ces fréquences rendues disponibles par Industrie Canada est réduit, MTS Allstream, du Manitoba, s'étant désisté à la dernière minute. C'est que ces nouveaux réseaux pourraient coûter très, très cher à avoir. Ce qui en mène certains à craindre une hausse des coûts du sans-fil au Canada, contrairement à la baisse promise par plus de concurrence...
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La vente aux enchères libère un total de 105 mégahertz (MHz) du spectre des radiofréquences. 40 MHz du spectre seront alloués exclusivement aux nouveaux fournisseurs qui se feront concurrence pour les obtenir, et les 65 MHz restants seront à la disposition de tous les soumissionnaires.
Déjà, le seul fait de s'inscrire aux enchères coûte des centaines de millions de dollars, si on désire miser pour des fréquences à l'échelle nationale. Et on n'a pas encore misé. Double et, on n'a surtout pas encore mis en place les antennes, les services, et tout le tralala.
Vidéotron a déjà confirmé avoir trouvé à peu près un demi-milliard de dollars dans ses fonds de poche pour miser, et elle assure pouvoir en produire davantage, au besoin. Est-ce du bluff pour effrayer les concurrents éventuels, ou est-ce que ça va se jouer réellement si haut?
Qui va donc amortir un tel investissement, vous pensez? Les consommateurs, bien entendu, qui pourraient donc ne pas voir l'ombre du bout du nez d'un début de réduction des frais associés au sans-fil. Mais payer cher pour son téléphone, au Canada, ça nous connaît...
Le ministre Jim Prentice, lui, se fait rassurant:
«Il n'est pas dans l'intérêt fondamental des Canadiens de limiter cette importante ressource, comme cela était le cas dans le passé. Nous croyons plutôt qu'il faut nous en remettre aux forces du marché dans la plus grande mesure possible puisque la concurrence profite aux consommateurs, et que ces derniers tirent les meilleurs avantages lorsque la concurrence sur les marchés est à son plus haut niveau.»Tiens, je vous en sors une autre, qu'on peut retourner contre le ministre en lui demandant si ce qui se passe du côté des pétrolières est garant de l'avenir:
«Les objectifs de notre gouvernement sont clairs : offrir de meilleurs services à moindre coût et un plus vaste choix aux consommateurs et aux entreprises.»On en saura plus cet été, alors que se termineront ces enchères. J'ai bien hâte (tout comme M. le ministre, d'ailleurs) de voir qui va remporter quoi, et combien ça va nous coûter.



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