BRANCHEZ-VOUS.biz
 
MonEntreprise.com
PME et autonomes
Guide Web:
   
   
Trucs PME

EMPLOI:
Affichez un poste et trouvez des employés de qualité.




RESTEZ BRANCHÉ:
Faites de BRANCHEZ-VOUS.com votre
Abonnez-vous au Bulletin BRANCHEZ-VOUS.com
Abonnez-vous à nos fils RSS XML
Affichez nos manchettes sur votre site
CONTACTEZ-NOUS
benefice.net

Blogue QuebecTech


Pierre Karl Péladeau, le CRTC et la neutralité d'internet (entrevue)

Pierre Karl PéladeauLe président et chef de la direction de Quebecor Media, Pierre-Karl Péladeau, a livré un charmant plaidoyer en faveur d'un marché des télécoms déréglementé, hier au siège social de l'OACI, à Montréal. Dans le cadre du Webcom 2008, sorte de Mecque locale des consultants montréalais en marketing Web, M. Péladeau n'en avait que pour le Web 2.0, une verve qui a apparemment été avalée sans broncher par les quelques médias présents. Un message qui en cachait pourtant un autre. Ça pourrait être la fin de l'Internet libre au Canada.

Technorati Tags: , ,

Évidemment, il suffit de flairer le vent pour comprendre qu'en s'opposant à une réglementation de l'internet par le CRTC, organisme gouvernemental qui ne se fait pas trop d'amis par les temps qui courent, le chef de Quebecor Media adopte un discours qui ne déplaira pas non plus à la population en général.

Sauf qu'il y a des risques à laisser les entreprises décider de la gestion des nouveaux médias par elles-mêmes. C'est ce qui est apparu, lors de l'entrevue impromptue donnée par M. Péladeau à QuébecTech, après son allocution.

Nous vivons une ère décisive, amis internautes. D'un côté, l'accès à Internet est limité à une bande passante qui ne s'élargit pas à la même vitesse que la demande. On télécharge vidéos, logiciels, musique et, oui, pourriels, à une vitesse croissante que n'arrivent pas à accoter les fournisseurs comme Bell et Vidéotron.

De l'autre, désireux d'offrir un service à tous leurs clients, ces fournisseurs sont aux prises avec un sacré dilemme: comment doit-on limiter les activités (P2P, etc.) qui mènent certains usagers à utiliser une trop large part de cette bande passante, au détriment des autres usagers?

Bell, de son côté, a pris le pari du gatekeeping. Après les heures de bureau, on ferme le robinet du poste-à-poste.

Vidéotron agit différemment. Le cablo devenu FAI impose plutôt des limites de téléchargement mensuelles, chose devenue apparente le jour où l'entreprise de la rue Viger (encore valable jusqu'en juin) a décidé de limiter son forfait illimité.

Mais même ça, ça ne suffit pas, constate M. Péladeau. «La Net Neutrality est une très grande question qui a pris des définitions différentes au fil des années», dit-il. «Chose certaine, le trafic augmente de façon exponentielle. Nous ce que nous voulons c'est donner la meilleure expérience au client, et cette expérience ne doit pas se dégrader à cause de ce que font d'autres utilisateurs.»

Ça sonne comme un avertissement, trouvez pas?

Mais la limite peut être résorbée d'une autre façon: augmenter la bande passante. Vidéotron a déjà dépensé une petite fortune pour mettre une grande partie de son réseau à jour, avec de la fibre optique, entre autres. Bell aussi, et tous les autres probablement.

«Nous faisons toujours des investissements dans notre réseau pour qu'il soit plus rapide», assure le chef de la direction de Quebecor Media. Il ajoute que Vidéotron a modifié la configuration de son réseau de manière à réduire le nombre de foyers qui étaient reliés à un seul point d'accès (node), ce qui leur assurait un débit élevé plus constant.

«Au lieu d'être mille ou deux mille, il sont quelques centaines», dit-il.

Autre solution: changer le modèle d'affaires afin de s'apparenter davantage à ce qui se fait déjà du côté du sans fil: tant de temps d'antenne par mois, après c'est plus cher. «Le modèle du sans fil est intéressant. On regarde comment ça se passe en Europe.»

Bill Gates a déjà suggéré une formule du genre, à une certaine époque (le même Bill dont M. Péladeau se moquait, en début de conférence, parce que le PC sensé afficher ses diapos a dû être redémarré): facturez à l'utilisation, vous éliminerez le spamming (publipostage excessif).

Avec l'avènement du Web mobile, ça pourrait devenir réalité. Selon un porte-parole, VIdéotron a déjà débloqué au moins 500 millions de dollars pour s'approprier des fréquences, lors des enchères d'Industrie Canada, dans deux semaines. Et comme tout le monde parle de 3G et de 4G, aussi bien dire qu'on parle déjà du Web mobile.

Et ceux qui pensent que le problème de bande passante expliqué plus haut n'en sera pas un avec le Web mobile, ils auront une belle surprise. La bande passante sans fil va être beaucoup moins large et rapide, cela va sans dire, tandis que les applications, elles, seront de plus en plus sophistiquées.

La question va alors se poser à nouveau: comment offrir une «expérience client» (sic) optimale au consommateur? Et ça va revenir au traffic shaping et à la surfacturation.

À moins que quelqu'un, disons, le CRTC, ne décrète une fois pour toute la règle du jeu. Les fournisseurs doivent offrir un accès neutre et égal pour tous. Qu'ils facturent comme ils le veulent, mais en contrepartie, qu'ils assurent un minimum de réinvestissement dans leur réseau afin qu'il soit toujours plus performant.

Reste à voir si l'organisme fédéral aura les couilles pour faire un tel geste. Et à le voir aller ces derniers temps, ça regarde plutôt mal...


Publié par Alain McKenna  le jeudi 15 mai 2008 à 12H10


Vos commentaires

Cet article a reçu 3 commentaires:

jul à dit le 15 mai 2008

comment avoir un bon service? Malheureusement cest pas avec pierrw karl ni les castor, une nationalisation ? Moi je trouve mon electricité fiable. Mais bon cest une idée en lair comme sa

Signaler ce commentaire



mcken à dit le 16 mai 2008

Le problème avec le CRTC est que quand il parle de réglementer, il pense au contenu (proportion de contenu canadien vs étranger), et pas au contenant, ce qui serait pourtant la solution à tous les maux puisque ça favoriserait du même coup l'émancipation du contenu produit ici.

Signaler ce commentaire



serge lemire à dit le 16 mai 2008

Utilisateur payeur...voilà la solution!
Pour ce qui est d'une imposition de contenu canadien, NON MERCI! Je veux écouter ce que je veux, quand je le veux. De toute façon je n'écoute que très peu de musique ou de télé... Pour ce qui est des royautés sur la zizique de l'un ou de l'autre artiste, je pense qu'on ferait fausse route car il est possible de trouver des pièces musicales libre de droits d'auteur. On peut se tourner vers les artistes émergents qui font des tounes dans leur salon et qui ne demande qu'à tourner sur le plus de sites possibles. Qui y gagneraient alors ? Il s'agit de fouiller sur MySpace, sur GarageBand.com ou sur Soundlick.com pour se rendre compte qu'on peut écouter toute la musique du monde sans quitter son salon, par contre la musique dedans notre belle cuisine Québécoise y perdrait au change...Réveillez-vous nous ne sommes plus en 1950. Des artistes de qualité, des genres musicaux intéressants y en a partout ailleurs que dans notre société distincte.

Signaler ce commentaire




Publiez votre commentaire




Mémoriser mes infos?

(les balises html sont activées)

J´atteste avoir lu et accepté les termes et conditions.


Blogue animé par:


Catégories
Recherche dans le blogue

Aggrégateurs RSS




Plan du site  |  Conditions d'utilisation  |  Contactez-nous  |  © Copyright BRANCHEZ-VOUS! inc. et partenaires, 1995-2008. Tous droits réservés.
Logo BRANCHEZ-VOUS! Le meilleur d'internet