Enchères pour le sans-fil canadien: plus ça monte, moins on en profite
Comme Québectech le craignait la semaine dernière, alors que s'ouvraient les enchères faites par Industrie Canada de nouvelles fréquences destinées à l'industrie des communications sans fil, il semble que la valeur atteinte par les offres faites à l'heure actuelle pourrait nuire à la fameuse baisse des coûts espérée par les consommateurs.
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Les enchères totalisaient ce matin 2,85 milliards de dollars, ce qui est plus élevé que ce que les analystes avaient prévu (encore qu'il ne devait pas être aisé de prévoir quoi que ce soit à ce sujet). Carmi Levy, un analyste torontois que je croise de temps à autres, est de ceux qui pensent que ça pourrait retarder la mise en place de nouveaux réseaux, et que ces nouveaux réseaux seront moins tentés d'offrir des tarifs réduits à leurs éventuels clients.
«Ça augmente le risque et les enjeux pour les nouveaux joueurs», a-t-il confié au Financial Post, hier. «Ça leur laisse moins de marge pour déployer de nouveaux services. Plus ils donnent d'argent au gouvernement, moins ils en ont pour mettre en place leur réseau.»
C'est ce que nous fait pourtant miroiter la direction de Vidéotron depuis des mois et des mois, elle qui espère mettre la main sur son propre réseau sans fil. La direction de Vidéotron a même déjà affirmé qu'elle n'aurait besoin que d'un an et demi, pour tout mettre en place.
Le Financial Post cite un autre analyste qui pense, au contraire, que les coûts encourus pourraient retarder un tel déploiement un peu plus, voire jusque dans trois ans. Selon le VP d'IDC Canada, l'élaboration d'un réseau sans fil naitonal pourrait coûter jusqu'à 1,5 milliard de dollars, sans compter le coût des enchères.
Telus et Bell passeraient au GSM
Comme on pouvait s'y attendre, les trois grands opérateurs déjà en place, Telus, Rogers et Bell, sont bien en selle, ayant misé les plus gros montants sur une partie de fréquences disponibles. La rumeur voulant que Bell et Telus en profitent pour lancer des nouveaux réseaux sans fil basés sur la technologie GSM, qu'utilisent déjà Rogers et sa filiale Fido, s'en trouve du même coup renforcée.
De son côté, Quebecor semble bien parti pour obtenir les fréquences désirées afin de lancer son réseau indépendant au Québec. Sa filiale Vidéotron a les reins suffisamment solides, financièrement, pour absorber les effets de la surenchère, ce qui n'a pas été le cas de trois autres nouveaux joueurs ailleurs au pays, qui ont déjà annoncé qu'ils se retiraient de la course.



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