Facebook, nudité et gestion de la réputation
Gabriel Goldenberg, un jeune expert en optimisation de sites Web et, je l'apprends à l'instant, un petit curieux, m'a fait parvenir ce matin les résultats d'un sondage qu'il a effectué sur Facebook et qui porte sur une drôle d'habitude qu'adoptent de plus en plus de jeunes Canadiens: se faire photographier ou filmer nu, pour éventuellement publier le tout en ligne. Une chose que Gab m'écrit a de quoi faire réfléchir: «Les outils, guides et services de gestion de réputation ne font que commencer à trouver preneur. Le marché est tout juste en train d'être créé.» Entre-t-on de plein fouet dans une nouvelle facette du Web 2.0 qu'on ne connaissait pas avant ?
Naturellement, il faut d'entrée de jeu spécifier que le sondage cité dans les lignes qui viennent est à prendre avec un léger bémol: en aucun cas a-t-il été réalisé dans les normes scientifiques les plus strictes. Mais à 499 répondants, tous des gens de 18 à 24 ans sauf un, il possède une masse critique assez élevée, suffisamment pour s'approcher d'une marge d'erreur pas trop extravagante. Disons que dans le pire des cas, ça nous aura fait passer quelques minutes de bon temps à tergiverser sur l'avenir de la Toile telle qu'on la connaît aujourd'hui.
Or donc, selon Facebook, pas moins de 3,26 millions de Canadiens âgés entre 18 et 24 ans sont inscrits sur le site de réseautage social. Si on transpose les résultats du sondage (31 %) à l'ensemble de cette population, on en arrive à la conclusion qu'environ 1,1 million de jeunes adultes canadiens se sont déjà photographiés en tenue d'Ève ou d'Adam. Ou comme dirait le sondeur: «à poil». Du lot, avertit ce dernier, plusieurs pourraient même retrouver en ligne, et à leur insu, des images tirées de leurs récents ébats sexuels. «Souvent, suite à une rupture», explique-t-il.
«Dépendemment de la personne qui met les photos et vidéos en ligne, cela pourrait causer des problèmes de gestion de réputation pour les jeunes impliqués. Si on cherche leur nom sur Google, hop!, on obtient plus que leur joli sourire, leur curriculum vitae ou lettre de présentation...»C'est le moins qu'on puisse dire. C'est pourquoi, pour ces jeunes qui, bientôt sans doute, devront appliquer pour leur premier emploi professionnel, suite à des études spécialisées au cégep ou à l'université, pouvoir retracer ces documents et en limiter leur impact est une activité primordiale. On aurait aimé dire: c'est pourquoi, se faire filmer en plein acte n'est peut-être pas la meilleure chose à faire si on désire devenir, un jour, vice-président d'une multinationale (j'entends déjà d'ici ceux au fond de la salle qui diront, à la blague, que ça dépend de la multinationale...).
À l'intention de ces malheureux victimes de ces circonstances, il faudra éventuellement s'attarder à la question de la gestion de la réputation sur Internet. De la même façon qu'à une certaine époque, des cours de sexualité apprenaient aux élèves du début du secondaire à quoi ça sert et, surtout, comment se protéger des effets potentiellement néfastes d'une négligence à cet égard, il faudra songer à intégrer à ces cours où un ordinateur et Internet sont des outils de travail importants, un petit guide des précautions à prendre avec ces nouveaux médias et, plus précisément, avec le Web 2.0, où la publication de photos et de vidéos est simple et dangereusement efficace.
Après tout, l'expression «se faire prendre les culottes baissées» n'est généralement pas utilisée pour signaler un bon coup. Aussi bien, dans ce cas, qu'elle reste au stade de métaphore...





Vos commentaires
Les gens n'ont pas conscience de leurs actes. Par exemple, certains mettent leur date de naissance complète sur Facebook. Les voleurs d'identité ont beau jeu par la suite ! Pour moi, mettre des vidéos ou des photos XXX sur le net équivaut à un suicide professionnel... à moins de vouloir être roi ou reine du porno.
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Pour moi, mettre des vidéos ou des photos XXX sur le net équivaut à un suicide professionnel... j'en ajoutes à chaque jour sur un site et ses jeunes la sont très fiers de leur corps. Pour ses jeunes soit tu regardes le train passer ou tu embarques dedans.
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Mais le pire là -dedans c'est que ces mêmes photos, vont être disponible pour leurs futurs employeurs.
Ont t'ils pensés à ça ?
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