L'organisme montréalais Île sans fil est à la croisée des chemins. L'OBNL gère plus de 150 points d'accès gratuits à Internet sur et autour de l'île de Montréal, ce qui pourrait doubler si un projet de partenariat avec la Ville de Montréal est accepté par l'administration municipale. Sauf que des délais dans la gestion du dossier à la ville fait craindre le pire au président d'ISF. Daniel Drouet invite tous les utilisateurs de points d'accès gratuits à Montréal à contacter l'élu de leur quartier, à appeler à l'hôtel de ville, bref, à faire quelque chose, sinon, ça pourrait mal finir.
***MÀJ: Daniel Drouet, président d'Île sans fil, clarifie quelques détails dans une lettre publique publiée ici.
«On est à un point tournant», avertit le porte-parole d'ISF. «Soit on triple de taille [dans le cadre du projet soumis à la ville], soit c'est l'inverse qui va se produire.»
Dans le cadre du projet en question, l'organisme hériterait d'un budget d'un million de dollars, étalé sur cinq ans, qui lui permettrait d'installer 150 nouveaux points d'accès, dans des lieux publics un peu partout à Montréal (comme l'esplanade de la Place des Arts). Après quoi, le tout serait autofinancé, dit-il. C'est un projet qui, selon lui, est primordial tant pour les habitants de la métropole québécoise que pour son image à l'étranger.
«À Montréal, les gens s'attendent à trouver rapidement un hotspot gratuit», dit-il. «Montréal faisait partie d'un palmarès paru dans la revue anglaise Monocle sur les meilleures villes dans le monde à cause du wifi partout. Ça fait partie de l'image de Montréal comme ville branchée.»
Le hic, explique Daniel Drouet, c'est que le projet avance au ralenti dans les officines de l'administration Tremblay. Ils avaient un contact à l'interne qui les aidait à accélérer le processus, mais depuis quelques mois, l'intérêt n'y est plus. Ce n'est plus dans l'actualité, surtout que d'autres villes ont échoué dans le même genre de projet. Entre temps, ISF a modifié sa structure, pris des engagements, ainsi de suite. En quelque sorte, a mise une partie de son avenir sur ce dossier, et le temps presse. «On a modifié notre structure pour se préparer à la croissance.»
Le président d'Île sans fil soutient que le modèle proposé ici, le même qu'on retrouve à peu de choses près à Sherbrooke et à Québec, est unique, et que justement, il se distingue de ceux de Paris et San Francisco par son mélange de communautaire et de public, qui rend le tout possible. À l'heure actuelle, Île sans fil compte plus de 75 000 membres inscrits qui utilisent ses points d'accès, et ce nombre augment de 2500 nouveaux noms chaque mois. «À cause des nouveaux appareils comme l'iPhone», explique-t-il.
Il ajoute que les organisateurs d'un événement appelé International Summit for Community Wireless Networks l'ont contacté dernièrement pour organiser la chose à Montréal en 2009. Être l'hôte d'un tel événement alors que son propre projet est sur la corde raide ne plait pas trop à M. Drouet.
«On pourrait montrer le modèle québécois lors de cette conférence», plaide-t-il. «Ce serait la première fois que l'événement a lieu à l'extérieur des États-Unis.»
Concernant tout cela, la Ville de Montréal n'a qu'une réponse laconique et mystérieuse à souhait: «le dossier chemine dans l'administration.»
On en conclut que, naturellement, si 75 000 personnes appelaient demain matin au bureau des Services aux citoyens pour exiger plus de points d'accès gratuits à Internet, probablement qu'on sentirait un peu plus d'enjouement et de bonheur dans la voix du par ailleurs fort sympathique fonctionnaire qui nous a communiqué cette position officielle sur la question...
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par Alain McKenna
Faudrait dire a Tremblay qu'il faudrait payer pour utiliser internet sur ses installations. il se grouillerai le derrière pour venir récolter l'argent. Sa serait ridicule, mais il est fou de meme se maire a la con
Tout le monde à Montréal se plaint de ILE SANS FIL !!! Dysfonctionnement, lenteur, aucun suivi ni support, les établissements lâchent les uns après les autres...
Et il faudrait leur donner des subventions pour les sauver... c'est une joke !!!
Que M. Tremblay subventionne les travaux des routes et le désalage des trottoirs, ça évitera les accidents !!!
Il me semble que l'ile de Montréal aurait d'autres priorité en ce moment. Déjà qu'a Montréal l'air est pollué par les automobiles et par les grosses entreprises, par les ondes de satellite et de téléphone cellulaire et maintenant l'internet avec le wifi. Franchement je ne donne pas longtemps d'espérance de vie aux Montréalais. Ah j'oubliais y'a aussi les gangs de rues,lol.
Après l'ile sans fil ...nous aurons l'ile aux cancer. Bravo !!!!!! continuons comme ça ça va bien.
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Et après ont dit que la technologie facilite nos vies. C'est sûr car elle est écourtée de 10aines d'années.
Facile de se plaindre quand c'est gratuit. Je n'ai jamais utilisé ISF, mais je trouvera cela bien d'avoir des hot spot un peu partout. Financer cela ou un tramway inutile, que choisir.
Puis 1 million sur 5 ans, c'est pas la mer à boire. Il lui faut moins de temps à Tremblay pour jeter l'argent par les fenêtres avec des études par ci, des études par la, puis rien de bouge quand même.
La ville de Austin a bien réussi son déploiement de spots Wi-fi gratuits et cite souvent Montréal (et ISF) comme exemple. Il faudrait mettre les élus de ces deux villes en contact.
Je serais le premier à me réjouir d'avoir des routes en meilleur état à Montréal. Cependant, il faut comparer ce qui est comparable. C'est un minimum de 5 millions $ pour faire des travaux sur un petit croisement de rues. Le même montant nous donnerait un service d'Internet sans fil gratuit sur toute l'île de Montréal pendant 25 ans !
Ce que la Ville de Québec et la Ville de Sherbrooke ont fait, la Ville de Montréal peut le faire. Je ne pense pas que nos budgets soient plus réduits.
Le sans-fil c'est important dans une métropole comme Montréal. ISF a été démarré par des bénévoles pour combler un besoin. Je pense qu'il serait important pour la ville d'investir un peu dans ce projet. Il y en a déjà beaucoup de fait et ça serait dommage de tout devoir laisser tomber.
@damien : errr non.
On gaspille des millions avec les projets du maire, isf coûte virtuellement rien. Combien de fois on pourrait payer isf avec ce qui est gaspillé dans l'idiotie de Montréal Nord seulement en relation publique? Mettre un lien ISF dans les quartiers plus pauvre de Montréal offrirait un accès pour l'aide au devoir ou du moins au savoir mondiale plus accessible. Ça me donne pas un PC par enfants mais ça pourrais aidé.
Eh bien, j'ai envoye une lettre au maire de mon arrondissement. Esperons que ca aide.
Greetings:
We have to give a big credit to Ile Sans Fil for starting the process in the province of Quebec for having Free community Wifi.
We can show the world next year 2009 if we host the International Summit for Community Wireless Networks, and be partnered with the city of Montreal.
Regards Robert
Julien a dit le 20 août 2008
Tout le monde à Montréal se plaint de ILE SANS FIL !!!
J'ai assisté à quelques rencontres de conseil d'Ile sans fil dans la passé, à l'époque c'etait un projet fondé par un groupe de mordus BENEVOLES... Ils ont codé sur leurs temps libre le logiciel de remplacement pour le router sans fil, ils proposaient aux commercants de café ou de resto d'aller faire l'installation GRATUITEMENT. Le commercant n'avait qu'à débourser pour l'achat d'un router d'environ 60$ et à payer son acces internet (dans la plupart des cas le commerce avait deja un acces internet en place)
Tout ce que le commercant risquait c'etait de voir sa clientele grimper par ce nouveau service qu'il offrait gratuitement
J'eprouverais une petite gêne à me plaindre d'Ile sans fil...