Studio Gamerizon Inc. s'attaque au «casual gaming», un marché en pleine croissance. D'ici fin avril, la jeune entreprise de Montréal lancera son premier jeu vidéo.
Les cofondateurs, les frères Martin et Robert Lizée, travaillent depuis un an au développement de Quantz, un jeu dont la version bêta sera bientôt testée.
Ils étaient tannés de travailler à la solde d'employeurs qui leur disaient quoi faire. Pour ne plus avoir de bâtons dans les roues, ils ont décidé de fonder Gamerizon.
Et c'est, paraît-il, tant mieux. «Les gens de l'industrie nous disent qu'il est extrêmement novateur», se félicite d'emblée Dominique Bélanger, président de Gamerizon et troisième cofondateur, en parlant de Quantz, le premier jeu du studio.
Selon les dires de M. Bélanger, Quantz apporterait du nouveau sous le soleil des jeux dits «casual»: «On incorpore trois mécaniques de jeux connues, auxquelles on ajoute des effets spéciaux et de l'animation en 3D. Ça ne s'est jamais fait».
Une distribution sur PC et sur Mac est prévue d'ici la fin d'avril. Ensuite, le jeu devrait être disponible en version mobile, d'abord sur l'App Store d'Apple. Outre l'anglais et le français, le jeu sera disponible en sept autres langues.
Gamerizon, qui a bénéficié de capitaux privés de la part de trois bonzes des technologies canadiennes, pense rentabiliser ses opérations dès cette année, crise économique ou pas.
Bélanger pense que le jeu sera vendu en grand nombre. «Malgré le contexte économique, les gens veulent se déstresser. Ils ont certes moins d'argent à dépenser, mais notre jeu qui coûtera moins de 20$, leur procurera 25 heures de jeu. Une aubaine!»
Outre les frères Lizée et M. Bélanger, un autre employé est à temps plein au studio du boulevard Saint-Laurent, à Montréal. Gamerizon a commencé petit, mais vise gros. Pour concrétiser les autres projets qui trottent dans la tête du développeur principal Martin Lizée, Gamerizon a besoin d'une équipe. Des offres d'emploi sont déjà disponibles sur le site de la compagnie.
par Carine Salvi